mercredi 7 juillet 2021

 CHRISTINE PAYOT

POURQUOI ES -TU RESTEE

LA PETITE HELENE EDITIONS

TEMOIGNAGE

RECIT AUTOFICTIF

196 PAGES


Un sujet grave, tristement d'actualité , une réalité dérangeante encore trop souvent soumise à la loi de l'omerta.

-LES VIOLENCES CONJUGUALES

Des chiffres en incessantes croissance, une courbe effrayante de féminicides , la difficulté à rompre avec l'endoctrinement et l'impossibilité très souvent de partir...

Une justice lente, parfois laxiste, des associations dépassées et en manque de moyens .

Bref et sombre résumé du contexte d'aujourd'hui.

Des victimes , des maltraitants au profil bien défini et souvent récurrent:

Le pervers narcissique

Qui est -il?

Une personne atteinte de trouble de la personnalité , qui n'existe et se valorise qu'en dévalorisant l'autre par des jeux de pouvoirs et de perversions.

Injures, menaces, chantages, isolement , violences verbales et physiques, sexualité déviante, telles sont les cartes gagnantes du pervers narcissiques.

Je souhaite par ce biais, préciser que c'est une vraie pathologie dont le pervers narcissique ne se sortira qu'avec des soins et une prise en charge psychologique appropriée.

Ce qui sous entend une prise de conscience , une volonté de suivre ce long chemin de guérison.

Ce qui n'est que peu souvent le cas ..

Dans une relation toxique comme celle ci , ce sont les deux personnes qu'il faut traiter .

Ce qu'il y a de terrible , c'est que ce fléau s'insinue dans ce qu'il y a de plus beau et de plus intime: une présumée histoire d'amour., pour peu que l'on utilise les bons mots.

Ce qui nous amène d'ailleurs à mieux comprendre l'état de confusion mentale, la déstabilisation , l'ambivalence dans laquelle se retrouve la victime. Tout un mode opératoire , le rendant finalement très identifiable pour l'entourage extérieur , reconnaissance beaucoup plus compliquée pour sa victime..

Séduction, fascination paralysante, subtilement, sans rien lui imposer, il va alors prendre le contrôle total de sa victime éveillant ainsi l'ingrédient principal de la relation; le sentiment de culpabilité.

Le pervers narcissique a des dons acquis d'acteurs !

Mais revenons en à l'auteure..

Christine Payot est chroniqueuse littéraire et rédactrice d'un journal ; le casier littéraire.

La lecture, l'écriture en tours de survie..

Quand la vie ne tient plus ses promesses , la littérature professe..

Aujourd'hui c'est en tant qu'auteur , qu'elle vient nous raconter son histoire.

Vingt cinq ans avec un pervers narcissique.

On est pas sérieux quand on a dix sept ans mais on ne sait pas vraiment non plus ce qu'amour veut dire..

Christine Payot rencontre alors celui qui deviendra son mari et le père de ses trois enfants.

Une love story qui va vite chavirer en descente aux enfers.

L'amour annoncé se transforme vite en possession et en accès de jalousie.

Christine commence peu à peu à adapter son comportement à celui d'un mari coléreux et versatile.

Elle renonce à elle, à ses envies à ses aspirations pour devenir l'ombre de ce mari, limitant ainsi une violence toujours plus présente.

Elle perd assurance et joie de vivre., tout tourne autour de lui..

Même ses propres parents ne seront pas conviés à leur propre mariage, on déménage sans cesse parce que monsieur n'est bien nul part..

Christine accepte, encore et encore.

La naissance de trois enfants n'arrangera malheureusement rien..

Mais elle reste..

Elle restera vingt cinq longues années.

De promesses en désillusion, d'espoirs en abattements, chemin faisant, elle va alors comprendre que partir est crucial, vital, inévitable.

Mais est ce aussi simple?

Aujourd'hui , libérée , réparée , apaisée , elle se demande:

Pourquoi es tu restée?

A t-elle vraiment des réponses à cette question?

Elle suppose, elle se trouve des raisons et des arguments, il en a fallu pour tenir..

Faut-il chercher des réponses en soi?

Comment est ce possible d'accepter autant pendant si longtemps?


Une écriture cathartique..

La diffusion d'un message, une prévention , ce sont les raisons profondes du témoignage de l'auteure.


Alors pour tout vous avouer , j'ai souvent une prudence naturelle à entrer dans des récits intimistes.

Il n'est pas toujours facile de trouver sa place en tant que lectrice et cela me questionne.

Se raconter nécessite une longue réflexion car une fois écrit et publié c'est irréversible et avec le temps les expériences vécues prennent parfois d'autres tournures..

Nous ne sommes jamais à l'abri d'un changement d'état d'esprit.

J' ai aussi un peu de mal avec l'exposition des proches, ceci est très personnel mais je tenais à confier ce ressenti.

J'oscille toujours entre courage et une certaine insouciance , peut-être que c'est tout cela à la fois.

Oui parce que je suis consciente de la portée de cette démarche et que surement elle n'a pas été facile

Je crois que j'en serais totalement incapable , par pudeur, donc oui ça m'interroge.

Néanmoins je pense que c'est un vrai exercice de vie. de pouvoir se raconter de façon sincère et transparente.

Et Christine Payot a très bien représenter tout les rouages de cette spirale de violence et d'emprises.


En ce qui concerne l'écriture, j'ai trouvé que la plume était souvent distante et le côté émotion m'a un peu manqué..

Etait- ce une façon de se protéger?

Souvent, j'aurais souhaité qu'elle livre davantage ses ressentis, ses angoisse, tout est assez survolé le récit devient une succession de faits .



Une lecture qui demeure poignante, un vécu qui mérite le respect ..

Un message d'espoir pour toutes les femmes victimes de violences conjugales.

Une autobiographie, c'est le courant intérieur de la vie..

Une vérité, une réalité , un flux vers autrui..


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