mardi 16 juin 2020

L'INTIMITE D'UN LIEU AIME

LA POESIE


Je vous présente un tout petit moment d'intimité avec ma signature préférée .
Celle qu'appose la poésie sur chacune de mes émotions.


Un petit article dans l'humilité d'une intention , celle de vous confier en toute simplicité ma liaison avec les mots.

Je dis souvent que la poésie est mon vacarme intérieur.
Un post scriptum à tout ce que je vis.
Une mention légale, viscérale Advita aeternam.

La poésie et moi nous sommes rencontrées dès que mes petits doigts ont su écrire, lorsque j'ai compris que l'on pouvait métamorphoser la pensée en verbe.
Elle m'a effleuré , sans volonté de me bousculer ou de me provoquer , juste pour que je puisse déposer secrètement mon parchemin d'être humain.

Allumer une lumière dans l'obscurité..
Forcer le silence à capituler..
Gicler l'encre des maux..
Se faufiler dans le fouillis des non dits...


Les mots, ces grands couloirs muets où l'on jette aux oubliettes ce qui ne doit plus être tapis dans l'ombre.
La poésie est la griffure de mes errances.
La clameur de mes bonheurs.
Sans rompre le passé , elle m'offre la belle opportunité de me réconcilier avec lui.
Quand j'ai le coeur à cran , elle s'invite en quelques touches d'instants, troublant rendez vous au creux de mon imaginaire.

Comment ais je pu m'en extraire?

Si j'en écris depuis ma plus tendre adolescence, je l'ai aussi vite oubliée dans ma vie d'adulte un très grand nombre d'années.
Oubliée, peut être pas...juste cachée dans une vie où elle n'avait plus sa place.
Des aléas , des années tourmentées , une expatriation ont eu raison d'elle...
Je l'ai porté en moi comme un secret , comme un parfum oublié...

Et puis un jour, la fin d'une vie, la maturité d'une autre, une sérénité retrouvée, j'ai eu très envie d'y revenir..mais je ne savais pas de quelle manière...

Je n'avais pas encore les réseaux sociaux, mais on m'a convaincu de m'y jeter, c'était dans l'air du temps!
Me voilà inscrite sur Facebook..
De fil en aiguilles, je découvre les groupes de poésies .
Timidement, je m'y abonne et je me contente à cet instant de les lire..
Puis crescendo, je ressens ces spasmes de bonheur m'envahir comme avant...
J'ai très envie de les commenter, mais je ne suis plus certaine d'avoir les bons mots..
Puis je me lance, je ressens de nouveau le pouvoir des mots , plus j'en lis plus cela revient ..
J' y pressens ma renaissance.
Peu à peu , les bouts de choses suspendues à l'ingéniosité d'un temps perdu retrouve leurs vrais sens.

Je décide un jour d'écrire moi aussi de la poésie.

Les premières sont fragiles et très maladroites dans le style et puis parce que je suis encore très brimée au niveau des mes ressentis.
Mais je persévère et j'espère pouvoir toucher les gens, mettre des mots là où ils manquent cruellement
Quand j'écris un poème j'ai toujours besoin d'un support visuel., une image, une scène capturée dans la journée.
Pour moi les deux sont indissociables.

Et me voilà à publier mes poèmes dans les groupes.
Une véritable euphorie s'empare de moi, je guette fébrileusement  les réactions et les commentaires.
Une vraie traque!
Et quand les premiers retours sont touchants, je sens une vague intérieure de bonheur déferler en moi.
Ce jeu de sensations devient une véritable addiction.

Puis de nouveau un grand drame s'abat sur ma vie...
Et là encore l'écriture et la poésie m'ont permis de survivre...
La poésie est arrivée au bon moment , comme si elle savait..


A ce moment là, je ne connais pas du tout l'autoédition.
Jamais entendu parler!

Une belle rencontre virtuelle me permet alors de faire la connaissance de ce moyen d'édition.
Au début , je suis plus que réticente, mes poèmes n'intéresseront personne..
Je n'ai aucune confiance en mes écrits..
Puis sous une bienveillante insistance, je finis par céder.
Un petit recueil d'une cinquantaine de poèmes voit le jour.
Il s'appelle:
AU DELA DES MOTS
Il arrive huitième à sa sortie dans sa catégorie.

Et surtout, il est dédié à mon fils de 22 ans qui m'a quitté un matin de novembre...


Voilà , je ne suis pas très douée pour parler de moi, mais j'avais très envie de partager ce petit moment avec vous...

poétiquement vôtre...















1 commentaire:

  JEAN CLAUDE MICHOT MARTHE,INSTITUTRICE  ET FILLE MERE ROMAN  AUTOEDITE INSPIRE D'UNE HISTOIRE VRAIE 199 PAGES On dirait un film... Oui...